8 septembre : voeu des Echevins

Comme chaque année, à l’occasion de la fête de la naissance de la Vierge Marie, le 8 septembre est l’occasion d’une rencontre entre autorités civiles et religieuses...

Un peu d’histoire

La peste sévissait dans la région lyonnaise du 16è au 17è siècle. Elle frappa particulièrement en 1564, 1581, 1582, 1628 et 1629, où le nombre des victimes s’éleva à 50000 sur une population de 150000 habitants environ. Puis elle frappa encore en 1631, 1637, 1642 et 1643, soit de nombreuses fois en moins de cent ans. Malgré les appels faits à des médecins étrangers, tous s’étaient révélés impuissants à arrêter cette dernière épidémie.

"Aussi le 12 mars 1643, rue de la Poulaillerie, dans l’Hôtel de la Couronne (actuel musée de l’imprimerie), qui servait de maison de ville à cette époque, réunis autour de leur prévôt, Alexandre Mascary, les Echevins décidèrent d’avoir recours à la Vierge Marie.
... Nos Echevins s’engagèrent à élever deux statues de la Vierge, l’une sur la place des changes, l’autre sur la pile du pont de Saône. Enfin ils firent voeu pour eux et pour leurs successeurs, d’aller... "toutes les fêtes de la nativité de Notre Dame qui est le huitième jour de septembre, sans robe, néanmoins avec leurs habits habituels, en la chapelle de Fourvière pour ouïr la messe, y faire les prières et les dévotions à la dite Vierge et lui offrir en forme d’hommage et reconnaissance, la quantité de sept livres de cire blanche en cierges et flambeaux et un écu d’or au soleil... et ce pour la disposer à recevoir en sa protection particulière la ville de Lyon..."

(extrait du livre de Louis Jacquemin, Histoire des églises de Lyon, publié aux éditions Elie Bellier).

Ce pèlerinage ne connaîtra pas d’interruption avant 1790 et se poursuit encore de nos jours !

On peut croire aux miracles ou pas. Toujours en est-il qu’à partir du voeu de 1643, la peste disparut totalement et définitivement de la région lyonnaise, alors qu’en 1720 elle faisait encore plus de 100000 victimes à Marseille, Aix-en-Provence et Toulon.

Dès les semaines qui suivirent le voeu de leurs Echevins, la confiance des Lyonnais en leur protectrice devint absolue. Le nom de la Vierge apparût dès lors dans tous les actes consulaires. Dans le nouvel Hôtel de Ville, en 1653, une chapelle vouée à la mère du Christ fut aménagée.

La Révolution française prononça la dissolution du chapitre de Fourvière et la vente des bâtiments. C’est finalement le cardinal Fesch, qui permit le rachat de ce lieu en 1805 et c’est le 8 septembre 1843 que l’archevêque de Lyon Mgr de Bonald renouvela le voeu des Echevins prononcé deux siècles plus tôt.

Célébrations

La messe du voeu des Echevins se déroulera le 8 septembre à 17h à la basilique de Fourvière et sera suivie de la bénédiction de la ville.

Au nom des paroisses de l’agglomération lyonnaise, des représentants d’une paroisse offriront un cierge à Notre Dame de Fourvière.

Elle sera présidée par le Cardinal Philippe Barbarin.

Les chants seront interprétés par la Maîtrise de la Basilique.

En direct sur RCF Lyon Fourvière à partir de 16 h 30

 

Publié le 1er septembre 2007 dans : Célébrer > Année liturgique > Fêtes mariales