Dimanche 15 octobre

Évangile : Marc 10, 17-30

17 Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » 18 Jésus lui dit : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. 19 Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère.  » 20 L’homme répondit : « Maître, j’ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. » 21 Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l’aimer. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. » 22 Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

23 Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! » 24 Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprend : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu.
25 Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » 26 De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » 27 
Jésus les regarde et répond : « Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »
28 Pierre se mit à dire à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. » 29 Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : personne n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, 30 sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.

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Méditation

« Elle est vivante, la Parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants. . C’est bien l’expérience qu’en font l’homme riche et les disciples dans l’évangile de ce dimanche !

L’homme riche, d’abord : il reconnaît bien en Jésus celui qui peut donner la vie, mais celle-ci n’est à ses yeux que la récompense méritée par ses bonnes œuvres : « Que dois-je FAIRE pour avoir en héritage la vie éternelle ? » demande-t-il. Et c’est vrai qu’il a de la vertu, cet homme qui dit à Jésus avoir observé tous les commandements depuis sa jeunesse ! D’où lui vient, alors, cette impression de manque, de vide, qui fait de lui un homme triste ? C’est qu’il cherche le minimum requis pour “faire son salut” alors que Jésus lui propose le maximum désirable : « Va, vends, donne, viens et suis-moi ; attache-toi à moi car c’est moi qui donne la vie, qui suis la Vie. » Jésus pose sur cet homme un regard aimant, mais lui n’a pas le courage de cette désappropriation de soi qui seule peut rendre libre et heureux.

Les disciples aussi sont déconcertés, et on comprend leur question : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Et Jésus, comme il a regardé l’homme riche les regarde aussi, nous dit Marc, et leur répond : « Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu, car tout est possible à Dieu. » Alors Pierre, avec toute sa spontanéité, lance : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » Tout est dit dans cette admirable déclaration : une seule chose est demandée, nous attacher à la personne de Jésus Christ et le suivre. Quand la Sagesse en personne vient à nous, comment ne pas la préférer à tout l’or du monde ;

Une bénédictine de Pradines (42)

Publié le 2 octobre 2006 dans : Témoigner > La Parole de Dieu > L’Evangile de dimanche prochain