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Notre-Dame de Limon, sanctuaire de la miséricorde

Publié le 12 septembre 2016

Notre-Dame de Limon, sanctuaire de la miséricorde

Dimanche 11 septembre, le cardinal Barbarin a consacré la chapelle Notre-Dame de Limon, située sur la commune de Simandres, au sud de Lyon, comme sanctuaire de la miséricorde. Un temps fort de l’année jubilaire dans le diocèse.

« Aux captifs, la liberté »

Le pape François a demandé que dans chaque diocèse un lieu garde la trace du jubilé de la Miséricorde, dont nous vivons la dernière étape. Pendant des siècles, le sanctuaire de Limon a été tenu par les religieux trinitaires, fondés pour le rachat des captifs à l’époque des galères et dont la devise était : « Aux captifs la liberté. » Evoquant la prochaine consécration de ce lieu comme sanctuaire de la miséricorde, le cardinal Barbarin écrivait dans le magazine Eglise à Lyon : « Nous savons bien qu’aujourd’hui de nombreuses addictions sont de redoutables esclavages. Ce sanctuaire de la miséricorde sera un pôle d’aimantation pour tous ceux qui voudront demander à Dieu une vraie libération pour eux-mêmes ou pour un de leurs proches. »

Notre-Dame de Limon : quinze siècles de miséricorde

Situé sur la voie romaine reliant Lyon à Vienne, le sanctuaire de Limon fut un lieu de rassemblement dès les premiers temps du christianisme en Gaule. Au Ve siècle, des mois y fondèrent un monastère. Détruit au VIIIe siècle au moment de l’invasion sarrazine, il fut reconstruit au début du XIe siècle et confié aux Frères de Limon jusqu’en 1198.

A la même époque, saint Jean de Matha (1160-1213) fonda l’ordre de la Très Sainte Trinité pour la Rédemption des Captifs, autrement dit les Trinitaires. Leur mission fut confirmée par le pape Innocent III et encouragée par le roi de France Philippe Auguste. Du Moyen Âge à la Révolution, on s’employa ici au rachat de captifs emmenés en esclavage en Afrique du Nord, des chrétiens pris lors des croisades ou victimes de razzias de pirates en mer ou sur les côtes. En cinq siècles, on estime ainsi à 105 le nombre d’esclaves rachetés et rendus à la liberté.

- D’après l’article paru dans le magazine Plein Vent, publié par la paroisse Saint-Claude en Val d’Ozon.