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Chanter au souffle de Vatican II

Publié le 16 juin 2017

Chanter au souffle de Vatican II

16-17 juin. Ces dernières décennies, le chant liturgique a connu de profondes évolutions, suscitant au passage débats et tensions. Ces changements se sont révélés sous les effets du développement des communautés, de l’éclatement des genres, de la recomposition du tissu paroissial, et les influences d’autres Églises. Comment le chant est-il aujourd’hui révélateur des évolutions du langage théologique, des sensibilités spirituelles, des orientations pastorales ? Plus de cinquante ans après Vatican II, ne faut-il pas à nouveau nous interroger et évaluer comment le chant répond à sa fonction ministérielle en liturgie et nous aide à mieux célébrer ? C’est à ces questions qu’on voulu répondre les intervenants du colloque Chanter au souffle de Vatican II organisé par l’Institut pastoral d’études religieuses de l’Université catholique de Lyon avec l’association des amis de Marcel Godard.

Pour le père Laurent Jullien de Pommerol, spécialiste de la liturgie, les défis à relever dans ce domaine sont bien identifiés. Le premier est celui de la formation. « La connexion du chant avec l’action liturgique reste un défi majeur, note-t-il. Il faut que ceux qui sont en charge de la liturgie dans les paroisses approfondissent leurs connaissances du missel notamment. » Le deuxième défi concerne la régulation. Elle ne peut être laissée aux seuls éditeurs. Les pasteurs ou les responsables doivent pouvoir émettre un jugement de convenance. Enfin, troisième défi : la communion. « Il n’y a pas plus émotionnel que la musique. Cela exige de la pédagogie et du tact de la part des pasteurs comme de formateurs, qui doivent veiller à ce que l’expérience de chacun soit respectée. » Si la constat est partagé, reste maintenant à mettre en oeuvre ces principes dans nos communautés. Un conseil ? « Il faut accepter que la liturgie nous soit à la fois familière mais aussi un peu déroutante, car elle nous ouvre au mystère », répond le P. Jullien de Pommerol.

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