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2e dimanche de carême 2020 : le seul chemin de vie

Publié le 02 mars 2020

2e dimanche de carême 2020 : le seul chemin de vie

En lien avec le livret de carême 2020, nous vous proposons de méditer l’Évangile de chaque dimanche de carême.

Étape préparatoire : il s’agit avant tout d’entrer dans une lecture priante des textes bibliques. Pour cela :

  • Prendre le temps de lire et de relire lentement le texte d’évangile.
  • Repérer, dans la scène, le ou les lieux, le temps, les personnages : la manière dont ils nous sont présentés, ce qu’ils font, ce qu’ils disent. Prêter aussi attention à ce qui se passe entre le début et la fin du récit : quel changement ? quelle nouveauté ?
  • Laisser la Parole résonner en vous, en vous aidant des questions posées. Il ne s’agit pas de répondre à tout mais de pointer, de manière concise, ce qui vous parle le plus.
  • Conclure éventuellement ce temps personnel par un Notre Père ou un Magnificat.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 17, 1-9

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne.

Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.

Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui.

Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »

Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »

Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte.

Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! »

Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul.

En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. » 


Écouter la Parole

À la Transfiguration, trois membres du groupe des Douze bénéficient d’une révélation privilégiée : ils voient Jésus dans la gloire, avec Moïse représentant la loi juive, et avec Elie représentant les prophètes. La scène montre que Jésus accomplit l’Ecriture juive. Les trois disciples ont aussi le privilège d’entendre une voix céleste annonçant qui est Jésus vraiment : le Fils bien-aimé de Dieu, Parole et image du Père éternel. Et puisqu’il est Parole, le Père peut dire à son propos : « Écoutez-le. » L’écouter… Mais que vient-il de dire ? Il a annoncé sa passion, invité ses disciples à se placer sous le signe de la croix et à perdre leur vie à cause de Lui (Mt 16, 24-25). Terrible programme ! Si Jésus ne s’offrait pas lui-même pour les accompagner sur un aussi rude chemin, ce serait horrible. 

Grâce à lui, pourtant, ce chemin de mort est chemin de vie. C’est même le seul chemin de vie, car les autres entreprises humaines sont marquées par le péché et l’échec. Il faut donc s’y engager. Après bien des hésitations, que rappelle la demande venant de la mère de Jacques et de Jean (Mt 20, 20-23), les Douze finirent par s’y engager eux-mêmes après la Résurrection. Et Jacques fut le premier à être exécuté par le pouvoir régnant (Ac 12, 2). 


Laisser résonner la Parole

Je peux me représenter la scène en m’appuyant sur l’illustration. Quel émerveillement ! Quelle chance ont Pierre, Jacques et Jean, d’être invités par Jésus à se tenir avec lui sur la montagne, témoins de l’intensité de l’amour de son Père. Ils se sentent tellement « bien » qu’ils ont envie de rester très longtemps. Dans ce moment intense, toute l’histoire de l’alliance de Dieu avec son peuple se comprend d’un coup ! 

Peut-être me revient-il en mémoire les visages de personnes qui rayonnent de cet amour dont je sens bien qu’il les dépasse, qu’il vient de bien plus grand qu’eux (celle ou celui qui commence une relation de couple, tel jeune qui a pris la décision de consacrer sa vie à Dieu, une personne qui a enfin pu pardonner, etc). Puis-je remercier pour ces moments reçus, par pure grâce ? Me rappeler la fugacité de ces rencontres ? Ai-je regretté que cela soit si bref ? Qu’est-ce que cela me dit de ma relation à Dieu ? 


Se laisser transformer par la Parole

Henri-Louis, détenu, baptisé à 47 ans

« Je ne peux plus continuer à vivre ainsi, sans mon Sauveur, sans mon Dieu…Il me donnait la force de me relever mais, à nouveau, comme un jeune cabri, je le trahissais et retombais dans le péché. Oui, Dieu et mon entourage souffraient de me voir torturé ainsi… J’ai failli mourir tellement le diabète était important, tellement les crises de coliques néphrétiques dilataient, chaque fois, un peu plus, mes deux reins. Mon arrestation a permis au servicemédical de la prison de m’opérer en urgence et de me sauver…C’est la raison pour laquelle je ne peux plus me défiler, faire semblant, revenir à cette vie de débauche. J’en suis empêché par soumission et respect pour mon Dieu, pour mon Seigneur… Il est donc temps de rejoindre la communauté chrétienne, de faire partie d’un seul corps, de comprendre que sans Dieu, nous ne pouvons rien envisager. » 


Regarder la Parole

La transfiguration, Ivanov Alexander Andreyevich, 1824 

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Pour un peintre il est difficile de représenter la Transfiguration. Le texte parle de blancheur comme la lumière, de nuée lumineuse et de voix. Dans ce tableau de 1824, le peintre néo-classique russe Alexander Andreyevich Ivanov choisit la transparence. Une lumière jaune et blanche émane du visage du Christ. Ce rayonnement englobe également Moïse et Elie dont on ne distingue pas les traits des visages. Regardez bien le sol, les deux prophètes semblent flotter dans l’air alors que le Christ est encore ancré au sol. Le groupe des apôtres semble hésiter entre deux réactions, l’étonnement et la peur. Deux d’entre eux préfèrent se protéger de la lumière aveuglante de la gloire de Dieu, que nous-mêmes sommes encouragés à regarder.