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Dimanche des rameaux et de la Passion du Seigneur 2020 : un roi sans armes

Publié le 30 mars 2020

Dimanche des rameaux et de la Passion du Seigneur 2020 : un roi sans armes

En lien avec le livret de carême 2020, nous vous proposons de méditer l’Évangile de chaque dimanche de carême.

Étape préparatoire : il s’agit avant tout d’entrer dans une lecture priante des textes bibliques. Pour cela :

  • Prendre le temps de lire et de relire lentement le texte d’évangile.
  • Repérer, dans la scène, le ou les lieux, le temps, les personnages : la manière dont ils nous sont présentés, ce qu’ils font, ce qu’ils disent. Prêter aussi attention à ce qui se passe entre le début et la fin du récit : quel changement ? quelle nouveauté ?
  • Laisser la Parole résonner en vous, en vous aidant des questions posées. Il ne s’agit pas de répondre à tout mais de pointer, de manière concise, ce qui vous parle le plus.
  • Conclure éventuellement ce temps personnel par un Notre Père ou un Magnificat.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu, 27, 1-11

Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les-moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin”. Et aussitôt on les laissera partir. »  Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. » 

 


Écouter la Parole

Le prophète Zacharie avait annoncé la venue d’un Messie humble, un roi sans arme, montant un âne et non la monture habituelle des vainqueurs, le cheval (Za 9, 9 cité au verset 5). Jésus prend l’initiative d’organiser pour lui une telle entrée dans la Ville sainte quelques jours avant la fête de la Pâque. La foule s’extasie et l’acclame en chantant le psaume 118 (au verset 9). Pourquoi cette scène rapportée par les quatre évangélistes ? Jésus ne pouvait-il entrer dans Jérusalem plus discrètement ? Malgré son équipage modeste, il est acclamé comme un roi, ce qui ne peut qu’indisposer le pouvoir romain. Aussitôt après, il en rajoute en allant faire du grabuge dans le Temple (Mt 21, 12-17), de quoi indisposer les milieux sacerdotaux. Il aura alors toutes les autorités contre lui. 

Pour les évangélistes, l’épisode des Rameaux est l’entrée dans le cycle de la Passion. Jésus ne prend aucune précaution pour éviter que la violence des puissants ne se déchaîne contre lui. Il a annoncé à trois reprises que les trois années de sa prédication finiraient mal (Mt 16, 21 ; 17, 22-23 ; 20, 17-19). C’est un prophète, et les foules le reconnaissent comme tel. Mais il connaît suffisamment la Bible pour savoir que les vrais prophètes meurent rarement dans leur lit. Il ne se dérobe pas. 


Laisser résonner la Parole

Je prends le temps de contempler la scène, comment Jésus et ses disciples agissent. Voir, entendre cette exultation de tous, voir le tapis des manteaux, l’entrée de Jésus dans la ville de Jérusalem. Ce Jésus monté sur une ânesse et pourtant honoré comme un grand. Cette arrivée provoque une grande agitation dans Jérusalem. Que se passe-t-il donc dans le coeur des personnes, pour qu’ils acclament Jésus si spontanément ? Et dans le coeur de Jésus et celui de ses disciples ? Je connais la suite de l’histoire, mais j’essaye de goûter l’instant présent. 

Peut-être ai-je éprouvé cette joie intense à la rencontre de ce Jésus qui m’introduit si simplement à une grande espérance par son humilité. Puis-je lui rendre grâce pour ces moments ? Puis-je simplement entrer dans cette joie spontanée, sans me faire du souci pour demain ou m’attrister des peines d’hier ? Si cela est trop difficile puis-je demander la grâce de la vivre bientôt ? 


Se laisser transformer par la Parole

Lauriane, employée de restaurant

« Ma vie a changé depuis que je prépare mon baptême. Je suis plus épanouie, je pardonne plus facilement, je suis heureuse. Je remercie Dieu pour tous les bienfaits qu’il m’a donnés. Je sais que Dieu est près de moi dans les moments difficiles. Moi qui n’aie pas eu de père, je veux être l’enfant de Dieu. J’aimerai prendre ma place dans la communauté chrétienne. Je suis heureuse quand on me demande de faire la quête, et de rendre service. »


Regarder la Parole

L’Entrée à Jérusalem (détail) Arménien, Ms. Ludwig II 6, fol. 9v, The John Paul Getty Museum 

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Ce feuillet a été peint en Turquie actuelle en 1386. C’est un bon exemple du style graphique des manuscrits arméniens. Le trait est un peu naïf mais la composition reflète exactement le texte biblique de l’entrée à Jérusalem. 

On peut voir sur le dos de l’ânesse plusieurs rectangles colorés et rayés qui représentent les manteaux des apôtres et servent de selle au Christ. Au bas de l’image, deux personnages étendent leurs manteaux sous les sabots de l’animal. Trois apôtres suivent le Christ qui s’apprête à passer entre deux rangées de citoyens de Jérusalem qui l’acclament. Avez-vous vu le petit personnage au bas de la page ? Il s’affaire avec sa hache pour couper des palmes afin de rendre hommage au Seigneur.