Bienheureux Bernard Perrin
Un scout lyonnais martyr du régime nazi
Jeune scout lyonnais, Bernard Perrin a conservé « le même sourire, le même regard lumineux », tout au long de son engagement. Il a incarné un don de soi total, au service des autres, dans un esprit de pardon et d’amour même face à la barbarie.
Vers la sainteté
Pour soutenir sa cause de canonisation, vous pouvez demander son intercession et témoigner de son action ou encore faire un don.
Les personnes qui obtiennent des grâces par l’intercession des bienheureux martyrs sont invitées à écrire au Père Bernard Ardura, Postulateur, Viale Giotto, 27, 00153 Roma – Italie.
Prière pour la canonisation de Bernard Perrin et des martyrs de l’apostolat
Seigneur notre Dieu,
tu as accordé aux bienheureux Martyrs de l’Apostolat catholique, d’être animés d’un ardent désir d’accompagner et de servir leurs frères requis pour le Service du Travail Obligatoire en Allemagne.
Plutôt que conserver la vie, ils ont répondu à ton appel et choisi d’imiter le Christ qui s’est fait serviteur, jusqu’à le suivre dans le sacrifice de la Croix.
Daigne, Seigneur, glorifier nos bienheureux martyrs et m’accorder par leur intercession, la grâce que j’implore avec confiance, par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
Amen
Découvrir Bernard Perrin
Entre études et scoutisme
Bernard Perrin naît le 20 février 1921 à Lyon. Il s’engage très tôt comme scout. À cette époque, l’idée d’un appel de Dieu le travaille, sans pour autant se manifester immédiatement. Il prépare le concours d’entrée à l’école de Saint-Cyr tout en disant : « Le bon Dieu saura bien m’y prendre. » Il semble vraiment destiné à une vie militaire.
Après juin 1940, il doit abandonner son projet militaire et entre à l’Institut catholique de Chimie. Il s’affilie alors aux mouvements chrétiens, prenant rapidement une position d’influence parmi ses camarades. Il participe à la « route » du clan Albert de Mun : notamment le pèlerinage Lourdes–Le Puy, un moment fort pour lui. Ces expériences le conduisent à envisager l’entrée au séminaire après ses travaux aux Chantiers de Jeunesse.
Le Service du Travail Obligatoire
Bernard part ensuite avec d’autres étudiants français pour effectuer le STO (Service du Travail Obligatoire) dans les usines de Buna, près de Leipzig, en Allemagne. Là-bas, il assume la responsabilité d’un service d’entraide. Il se dépouille souvent pour venir en aide aux malheureux. Tard dans la nuit, il continue son apostolat, parlant de la France, de la famille, de Dieu.
Mais son influence sur ces ouvriers et son aide apportée à des tentatives d’évasion attirent l’attention de la Gestapo, qui le qualifie de « dangereux ». Le 15 août 1944, il vit son « départ routier » en Allemagne, dans les camps. En décembre 1944, il est arrêté avec ses camarades de chambre ; seuls quatre d’entre eux reverront la France.
Il est ensuite déporté à Gusen, une section pénitentiaire du camp de Mauthausen. Pendant plus de trois mois, malgré l’épuisement et les conditions inhumaines, il ne cesse de soutenir les autres. Épuisé par ce calvaire, Bernard meurt le 22 avril 1945, soit quelques jours avant la libération du camp.
Bernard Perrin a été béatifié le 13 décembre 2025 à Notre-Dame de Paris avec 49 autres compagnons.