« Je suis impressionné par le courage et la foi ardente de ces hommes et de ces femmes qui ont tout perdu… »
« Je suis impressionné par le courage et la foi ardente de ces hommes et de ces femmes qui ont tout perdu lors de l’invasion de daesh en 2014 et qui, quelques années seulement après leur réinstallation dans leurs villages de la plaine de Ninive, m’accueillent avec joie et le regard empli d’espérance », témoigne l’archevêque de Lyon, Mgr Olivier de Germay, en voyage en Irak pour faire connaissance des communautés chrétiennes du diocèse de Mossoul, avec lequel le diocèse de Lyon s’est jumelé en 2014 afin d’apporter un soutien spirituel et financier à ces irakiens déplacés par la guerre.
Au cours de la messe dominicale, l’archevêque de Lyon a exhorté les centaines d’irakiens présents à « demeurer unis, à relever le défi de pardonner à ceux qui nous persécutent et à travailler à développer des relations fraternelles au sein même de cette très jeune communauté catholique comme avec les irakiens d’autres confessions religieuses ».
2,5 millions d’euros investis dans le cadre du jumelage Lyon-Mossoul
Six ans après leur retour dans leurs villages, les irakiens de confession chrétienne ont rebâti une grande partie de ce que les islamistes avaient démoli. Grâce au travail effectué par la Fondation Saint-Irénée qui a collecté pas moins de 2,5 millions d’euros destinés aux irakiens, le diocèse de Lyon a contribué à la reconstruction de l’école de Qaraqosh, village syro-catholique situé à quelques kilomètres au Sud de Mossoul. Le centre culturel Saint-Paul a été réparé, l’église incendiée rénovée et des milliers de maisons, toutes brûlées, rebâties ! Mgr Pétros Mouché, archevêque syro-catholique de Mossoul, estime à environ 6000 (sur 9000), le nombre de familles qui se sont réinstallées dans leur maison depuis la libération de la plaine de Ninive en 2016.
Ecoles, résidence étudiante, oliveraie… des dizaines de projets financés
Des centaines de milliers d’euros ont été dépensés en aides d’urgence, entre 2014 et 2017, alors que les populations étaient déplacées pendant l’invasion de Daesh jusqu’en 2016. Il s’agit principalement de dépenses en nourritures, réservoirs d’eau, groupes électrogènes, chauffages, construction de logements temporaires, construction d’une école temporaire à Erbil…
Puis, après le retour des irakiens dans leurs maisons, de nombreux autres projets ont été financé :
200 000 euros pour la résidence étudiante de Mossoul dans la paroisse Al Bishara ;
120 000 euros pour rénover des maisons, financer des produits artisanaux, économiques et agricoles à Karamless, village chaldéen de la plaine de Ninive ;
100 000 euros pour participer au financement de l’école de Qaraqosh
150 000 euros pour financer la construction du centre culturel Saint-Paul, à Qaraqosh
60 000 euros pour l’oliveraie et l’irrigation pour la communauté Yézidi.
Autour de l’archevêque de Lyon, la délégation du Diocèse de Lyon actuellement en Irak, est composée du directeur de la Fondation-Saint-Irénée, Etienne Piquet-Gauthier, de la responsable du jumelage Lyon-Mossoul, Marie-Ange Denoyel, du directeur de l’association Mesopotamia, Pascal Maguesyan et du rédacteur en chef de RCF Lyon, Jean-Baptiste Cocagne.