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Publié le 24 septembre 2019

9 – Ecouter, signaler : comment faire ?

Avec Ségolaine Moog : l’écoute des victimes et le signalement de faits inquiétants est un travail précis et essentiel. Repères.


  Présentation de l’entretien

De nombreuses ressources sont mis à la disposition des diocèses pour les soutenir et les accompagner dans l’écoute des victimes et le signalement de faits préoccupants. Ségolaine Moog explique les missions engagées par la Conférence des Évêques de France.


  Regarder l’entretien

 


  Les questions posées et extraits

 

Est-ce que vous pouvez nous expliquer vos missions au sein de la Conférence des Evêques de France ?

« En septembre 2016 j’ai été appelée à aider à la mise en œuvre de l’ensemble des mesures qui avaient été décidées en avril 2016 et par la suite à accompagner le dispositif nouveau qui se faisait jour pour organiser dans les diocèses, localement, l’accueil des personnes victimes, l’accueil de leur témoignage, les mesures de prévention, les mesures d’accompagnement des décisions. »

« Je fais partie donc de cette cellule permanente de lutte contre la pédophilie (…) qui a comme mission principale d’organiser dans l’année des rencontres pour former et partager des pratiques sur les personnes qui sont au plus près du terrain dans l’accompagnement des personnes victimes qui se manifestent et des situations qui sont à accompagner. »

Quelles sont les ressources que vous apportez aux responsables locaux dans les diocèses qui accueillent les victimes, qui reçoivent des témoignages ou des confidences ?

« Ces cellules d’accueil et d’écoute sont des petits dispositifs locaux qui sont pertinents soit à l’échelle diocésaine soit à l’échelle d’une région (…) et qui sont constituées de professionnels du champ médical, du champ du soin (…), des professionnels du monde du droit ou de la justice (…), du monde de l’éducation et du monde de la protection de l’enfance plus largement (…), qui viennent accompagner l’évêque de manière professionnelle dans la manière dont il accueille une personne qui vient révéler des faits, quelle que soit la date des faits, quel que soit l’auteur qui est mis en cause, qu’il soit vivant ou mort. »

« Cette instance-là nous l’accompagnons dans des formations qui leur sont proposées, dans des lieux de partage de pratiques et d’expériences qui leur sont proposés, dans la mise à jour aussi des dispositifs légaux, mais pas exclusivement, éducatifs aussi, qui peuvent leur être données pour être au plus près du terrain, pertinents, et sur l’accueil des personnes, et aussi dans le domaine de la prévention ou du conseil. »

Quel soutien apportez-vous aux évêques ?

« On intervient aussi pour permettre aux évêques d’assurer leur responsabilité en terme de prévention. Cela suppose donc de les aider à garder ce sujet en haut de la pile, à un niveau de vigilance élevé, un niveau de formation des acteurs de terrain très à jour, régulier, de manière à ce que l’ensemble des propositions d’Église dont ils ont la responsabilité puisse assurer la sécurité des personnes qui sont accueillies, des enfants, des jeunes, des personnes vulnérables, et soit capable d’en rendre compte aux familles par exemple qui confient leur enfant à une institution d’Église. »

Quels sont pour vous les outils les plus performants que vous avez vus se déployer en région, en province, à Paris, pour aider à cette lutte ?

« Parmi les éléments moi qui me frappent sur ces dernières années, c’est le recours de plus en plus systématique, et je crois que c’est une bonne chose, à des ressources extérieures, et notamment le travail de collaboration avec les services de protection de l’enfance d’une part, locaux donc, et avec aussi les ressources de la psychologie pour accompagner l’éducation des acteurs et la vigilance des enfants. »

Quelles perspectives d’évolution observez-vous ?

« Ce qui me frappe aujourd’hui c’est d’abord le travail engagé sur les derniers mois, et qui s’affermit et qui va se déployer, le travail avec les personnes victimes pour réfléchir ensemble à la prévention, pour réfléchir ensemble au traitement qui doit être réservé aux révélations qui ont été reçues, pour réfléchir ensemble aux conséquences de ces délits qui ont été commis, ces crimes qui ont été commis contre ces enfants. Ça c’est sans doute la chose la plus nouvelle.

(…) il y a aussi le travail de collaboration avec la justice. »

« La vraie préoccupation c’est une préoccupation évangélique, et on ne sera plus sourd aux cris de souffrance des personnes qui se sont manifestées pendant longtemps sans être entendues. »


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Contact / Procédure de signalement
  • Écrire à Mr le Procureur de la République, Tribunal de Grande Instance – 67 rue Servient 69003 Lyon.
  • À l’Église : paroledevictime@cef.fr
  • Signaler à la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église : 7 jours sur 7 de 9h à 21h au 01 80 52 33 55 ou victimes@ciase.fr

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