Foi chrétienne et pratique scientifique, deux chemins pour grandir en humanité
Entre la connaissance rationnelle qui fonde la méthode de la science, et la foi, la cause semble être entendue : la foi est une affaire de croyance sans preuves. La connaissance, et particulièrement le savoir scientifique, est affaire de démonstration, où il n’y a rien à croire mais seulement à prouver. La question de la vérité, qui est au cœur de ce débat, n’a cessé d’habiter l’histoire des siècles passés.
Pourtant, est-ce si évident ? Face au mystère du monde et de sa propre existence, il y a peut-être du « croire » dans le « savoir » scientifique, ne serait-ce qu’avec la conviction que le mystère n’est pas totalement incompréhensible. Inversement, il y a bien du « savoir » dans la foi d’un croyant, ne serait-ce que pour connaître les textes fondateurs, leur contexte et leur histoire.
Comment le « croire » et le « savoir » peuvent-ils donc coexister et se nourrir l’un l’autre, en acceptant les affirmations de la science et le vécu de la foi ? Comment le « croire » et le « savoir », la science et la foi, sont-ils habités par le doute et un permanent questionnement ?
C’est ce qui fera l’objet d’une conférence-débat proposée par le service diocésain « Sciences, Sociétés et Foi » avec les interventions de deux scientifiques chrétiens, tous deux membres de l’Académie des sciences :
Laure Saint-Raymond, mathématicienne, professeure à l’ENS de Lyon,
et Pierre Léna, astrophysicien, professeur émérite (Observatoire de Paris & Université Paris-Cité)
Discutant : frère Marc Bellion, op
Animation : Philippe Deterre, prêtre et chercheur au CNRS