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L’Assomption
L’Assomption

L’Assomption

Les catholiques parlent de l’Assomption de Marie, c’est-à-dire de l’élévation de la Sainte Vierge au ciel après sa mort, élevée dans la gloire de Dieu auprès du Christ ressuscité, alors que les orthodoxes préfèrent parler de la Dormition de la Vierge.

Ce que la foi populaire reconnaissait depuis le IIe siècle, le pape Pie XII l’a proclamé solennellement, en 1950, comme faisant partie de la foi catholique.

Traditionnellement, depuis le XIIe siècle, des processions sont organisées le jour du 15 août en l’honneur de Marie pour affirmer qu’elle est Mère des hommes et que « bienheureuse parce qu’elle a cru » (Luc 1, 45), elle montre le chemin qui conduit au Christ.

Dans le diocèse de Lyon

A l’occasion de la fête de l’Assomption, les pèlerins de passage, les visiteurs présents et tous les Lyonnais sont invités à la grande procession aux flambeaux qui a lieu le 14 août à 20h30 à la Basilique Notre-Dame de Fourvière.


D’où vient la fête de l’Assomption ?

L’Assomption est une fête née dans la nuit des temps en Orient, qui s’est rapidement propagée. Sa célébration  universelle a une influence décisive sur la définition de l’Assomption comme dogme de la foi par Pie XII (Munificentissimus Deus – 1er novembre 1950).

En Orient

La fête de l’Assomption est née à Jérusalem, mais il est difficile de savoir à quelle époque. L’origine précise de la fête du 15 août tient peut-être à la consécration à cette date, par l’évêque Juvénal (422 – 458) d’une église dédiée à Marie à Kathisma (étape supposée de la Vierge entre Nazareth et Bethléem). Elle a plus probablement pour origine la consécration d’une autre église à Gethsémani, à côté de Jérusalem, au VIème siècle, là où certaines traditions affirmaient que la Vierge avait fini sa vie terrestre.

Quoi qu’il en soit, la fête fut étendue à tout l’empire part l’empereur Maurice (582 – 602), sous le nom de Dormition (Koimelis) de la Vierge Marie. Elle a toujours été célébrée le 15 août.

Cette fête, en Orient, a toujours depuis revêtu une importance particulière : l’année liturgique « s’ouvre » quasiment avec le 8 septembre –fête de la naissance de Marie- et « s’achève » le 15 août, fête de son retour à Dieu : toute l’année liturgique est ainsi placée sous le patronage de Marie.

En Occident

Comme souvent à cette époque, l’Eglise de Rome est en retard sur l’Eglise de Constantinople : on est sûr que la fête de l’Assomption n’y était pas célébrée sous Grégoire le Grand († 604) mais qu’elle l’était en 690. On pense donc qu’elle fut instaurée par la Pape Serge 1er (687 – 701), lui-même d’origine syriaque.

Elle fut longtemps accompagnée d’une procession nocturne qui a été supprimée par le Pape Pie V (en 1566), à cause des nombreux abus qui l’entouraient. Elle a longtemps été précédée d’un jeûne et, en différents diocèses de l’Europe du Sud, elle pouvait être le temps de la bénédiction du fourrage et de l’offrande des premières récoltes.

Par Mgr Michel Dubost,
évêque émérite du diocèse d’Évry-Corbeil-Essonne et administrateur apostolique du diocèse de Lyon.

Source Eglise Catholique.