Mon arrière-grande tante Pauline Jaricot

La rédaction du site internet a retrouvé sa petite-nièce, ermite dominicaine dans le diocèse de Gap. Elle nous livre son témoignage sur son aïeule.

Pour donner beaucoup aux autres,
il faut puiser dans son propre cœur ;
et pour alimenter ce cœur,
il faut puiser dans celui de Dieu.


Le Père David Lathoud, qui a étudié de près la biographie de Pauline-Marie Jaricot, a pu dire : « Si femme ne fut jamais plus maltraitée que Mademoiselle Jaricot, il est vrai aussi de dire que jamais femme ne fut plus aimée et soutenue par des amitiés pures et tenaces [1]. »

Peut-être garde-t-on davantage le souvenir des dernières années de Pauline Jaricot durant lesquelles elle fut tellement maltraitée. Peut-être s’arrête-t-on sur l’image de cette femme vieillie, ruinée, méprisée, calomniée, grimpant avec peine la Montée des Chazeaux.

Soupçonne-t-on que la flamme ardente qui a habité intérieurement cette femme au cœur apostolique est toujours présente en son cœur ? Flamme qui l’a dévorée, consumée, épuisée au service de l’Eglise, des affligés et des pauvres. Flamme qui, sous l’inspiration du Saint-Esprit, l’a poussée à créer, parmi bien d’autres, les deux plus grandes œuvres du XIXe siècle : la Propagation de la Foi et le Rosaire vivant ?
Qui était donc Pauline ?

Sa charité

Nous avons de nombreux témoignages, de toute sorte, à son sujet. Témoignages bien divers, mais concordants. La charité était sa marque distinctive, le caractère le plus saillant et comme le trait de feu de sa vie si féconde. Elle était foncièrement bonne pour tous, sans distinction. Tous se sentaient à l’aise avec elle. Son abord avait quelque chose de suave et de compatissant, qui ouvrait l’âme et sanctifiait la douleur : « Elle est vraiment Mère », disait-on.

A cinquante-neuf ans elle paraissait réduite à l’extrémité de sa vie avec un corps bien affaibli, et cependant une majesté étrange émanait d’elle. « J’ai vu beaucoup de grands personnages, disait un Lyonnais, M. Ricoud, mais jamais une majesté comparable à celle que possédait Melle Pauline. Il y avait dans sa personne je ne sais quelle noblesse calme et douce qui attirait et charmait. » – « Même avec de vieux vêtements Pauline aurait pu se présenter convenablement devant le roi, le pape, car elle avait de plus en plus remarquable ce qui éclipse toute autre parure : une dignité et une distinction naturelles, rehaussées par l’irradiation de la sainteté sur son visage [2]. »

Quand un malheur avait sévi sous quelques toits : « Allons vite à Lorette », disait-on, on y accourait avec la certitude d’y trouver un cœur ami, toujours disposé à écouter, à compatir, à soulager… les missionnaires, évêques ou simples prêtres montaient toujours là avec pleine confiance quand ils passaient à Lyon [3].

Lorette était le rendez-vous de quiconque avait besoin de rencontrer un grand cœur, une main ferme et tendre. Comme Pauline était toujours accessible aux affligés, aux opprimés, aux missionnaires, il y avait un va–et-vient continuel dans cette demeure. Elle offrait à tous une hospitalité large avec une cordiale simplicité. La bonté avec laquelle elle venait en aide aux faibles, aux découragés, ne se démentit jamais. Elle était une parfaite imitatrice de la charité de Jésus-Christ. Les pèlerins de Fourvière s’arrêtaient pour retremper leur âme au contact de l’âme à la fois si tendre et si élevée de l’amie du Sauveur. Comme saint Paul, son saint patron, elle pouvait dire : « Qui est-ce qui souffre sans que je brûle ? [4] » Sa charité n’a pas connu de frontières.

Une sainte attraction faisait gravir la montée Saint Barthélémy et stationner à Lorette ; les pèlerins trouvaient une sœur, une mère dans cette Pauline-Marie « qu’il était impossible d’oublier après l’avoir vue, ne serait-ce qu’une seule fois… » (Mgr David, évêque de Saint-Brieuc). Il y avait dans sa personne tant de dignité noble et sereine, et dans son accueil tant de vraie et aimable bonté [5]. « Il était impossible d’approcher d’elle sans être saisi et comme subjugué par l’énergie de son âme si fortement trempée et si complètement dominée par la grâce [6] » (P. Ramière, jésuite ).

Son rayonnement spirituel

Tous ceux qui venaient à Lorette, évêques, religieux, missionnaires, chrétiens grands et petits, après y avoir été reçus avec une bonté parfaite, quittaient cette demeure en bénissant le Seigneur et sa charitable servante. Sa modestie s’effrayait à l’arrivée de quelque grand personnage : Mon Dieu, disait-elle, que viennent–ils chercher auprès d’une ignorante comme moi [7]  ? Ce qu’on venait chercher auprès d’elle c’était la vraie lumière. Eclairée par le Saint-Esprit elle avait une science qui n’est pas celle de la terre : elle possédait la Sagesse des saints. Elle passait de longues heures en adoration auprès du Saint-Sacrement. J’ai tout appris au pied de votre autel. Là elle puisait la grâce surabondante de Dieu qui régnait sur elle plus souverainement que jamais et qu’elle transmettait aux autres.

Les ecclésiastiques venaient demander à la Mère des Apôtres des conseils, des encouragements et des consolations – simples prêtres, religieux ou missionnaires, les évêques mêmes lui confiaient les épreuves et les difficultés de leur ministère ; ils recevaient des paroles vivifiantes, sorties de son cœur bienveillant [8].

Elle écrivait avec une facilité extraordinaire et la fécondité de son esprit lui permettait de suffire à une correspondance universelle. Des monceaux de lettres attestent la splendeur de ses relations… Ce dossier de sa gloire en ce monde elle le méprise, le réduit en cendres… « Dieu seul peut savoir le nombre d’âmes qu’elle a converties, encouragées, soutenues par ses lettres. [9] » Sa nièce, Pauline Perrin, atteste : « Je ne saurais dire quelle est l’œuvre catholique à laquelle ma tante ait refusé son concours. Je ne saurais dire, non plus, combien son union avec Dieu était continuelle et admirable. Elle priait sans cesse [10]. »

Le zèle du salut des âmes et la vraie charité envers le prochain : tel était son souci continuel. Une foule de gens qui la considéraient comme un oracle ne cessaient de venir écouter ses enseignements. « Quand j’arrivai à Lorette (en 1842) c’était le beau temps où l’on venait chez notre Mère comme on va chez le bon Dieu », demander et recevoir ce dont on avait besoin pour l’âme et pour le corps, atteste sa fidèle compagne, Maria Dubouis [11].

Quand elle avait à traiter avec de grands personnages, notamment pour le Rosaire vivant, Pauline leur offrait la fraternelle hospitalité de sa table. Tout ce grand monde ne vivait pas seulement des mets de la cuisinière mais bien plus des paroles vivifiantes qui sortaient des lèvres de la sainte hôtesse [12].
Elle était devenue l’objet de la vénération générale [13].

Contemplative, elle le fut à un degré éminent. Mais cette mystique est une Lyonnaise positive, une femme d’action. Sa méditation tourne au projet pratique, l’oraison d’amour aboutit à un plan. Contemplata aliis tradere (livrer aux autres les fruits de la contemplation). On a pu dire qu’elle fut en quelque sorte, toutes proportions gardées, la Jeanne d’Arc des missions [14]. La Propagation de la Foi est son chef-d’œuvre. Mais elle n’est pas l’œuvre unique ni même principale de sa vie.

Sa dimension mondiale

Par le Rosaire vivant elle exerça une influence immense et acquit une notoriété mondiale.
Avant de mourir elle voulut détruire d’abord tous les papiers qui auraient pu compromettre ceux qui lui avaient été hostiles. Ensuite elle brûla tous les papiers des personnalités avec lesquelles elle avait été en relation. Il nous en reste cependant quelques vestiges.
Nous avons recueilli quelques noms de ces « grands personnages » qui ont connu et vénéré Pauline Jaricot. Ils sont nombreux et divers.

M. Dupont de Tours visita plusieurs fois Pauline : « Il était heureux de connaître cette femme qui avait le génie du bien. »

Mgr Forbin Janson fut reçu à Lorette où il s’entretint longuement avec Pauline. Il en sortit l’œuvre de la Sainte Enfance. Mgr David, évêque de Saint- Brieuc : « On peut juger de la valeur des personnes par l’impression qu’elles laissent chez les autres ; bien peu ont approché de Melle Jaricot sans éprouver une profonde admiration. » M.A. Peccoud (un érudit) disait : « J’ai vu bien des grandeurs dans ma vie ; mais aucune ne m’a frappé et ému comme cette sainte femme [15]. »

Mgr Verolles, missionnaire, évêque de Colombie, avoua : « Quand je vois à mes pieds cette femme si admirable par ses œuvres et ses mérites, j’ai besoin de me souvenir que je suis revêtu du caractère épiscopal, car autrement je serais plutôt tenté de lui demander sa bénédiction que de lui donner la mienne [16]. »

Le vicomte Stuart lui envoie une offrande « comme souvenir de Marie Stuart [17] ». Mgr Gillis, évêque d’Edimbourg : « Cette œuvre se recommande encore davantage par le nom si connu et si vénéré de celle qui l’entreprend. » On trouve de nombreux témoignages de sympathie en Angleterre, notamment Newman : « Il faut avouer que le nom de la fondatrice de la Propagation de la Foi est, à lui seul, un appel direct et bien puissant à l’intérêt et au concours de tous les catholiques de la terre. [18] »

L’abbé Desgenettes, curé de Notre-Dame des Victoires à Paris, qui connaissait et vénérait depuis longtemps Melle Jaricot, voulut lui rendre un témoignage public de respect et de reconnaissance : « Le nom de Melle Jaricot est prononcé avec louanges de Dieu, dans tout l’univers et partout, malgré la profonde humilité et l’extrême modestie de cette vertueuse personne ; il rappelle les deux œuvres prodigieuses que la divine bonté lui a donné d’établir et de fonder : la Propagation de la Foi et le Rosaire vivant [19]. »

La duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI, fut « heureuse d’avoir une occasion de se recommander directement aux prières d’une si sainte femme [20] » en regrettant de ne pouvoir secourir « la sainte femme dont le nom et les œuvres étaient depuis longtemps connus et admirés en Espagne » [21].

La reine Amélie, près de Londres, s’inscrivit sur la liste des bienfaiteurs. Le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume, avait compris et admiré le dessein de Pauline concernant l’œuvre des ouvriers, qui remédiait au plus grand danger de la société en Europe. Il parut étonné qu’une simple femme eût des pensées si élevées ! L’amie de Pauline, Melle Maurin, qui a sillonné l’Europe, témoigne : « Je peux affirmer avoir recueilli moi-même, dans plusieurs contrées d’Europe, mille bénédictions pour la sainte Lyonnaise qui portait l’âme vaillante et généreuse d’un apôtre dans un faible corps [22]. »

Sainte Sophie Barat avait une grande admiration pour l’héroïque vertu de Pauline, elle la recevait volontiers dans sa communauté du Sacré-Cœur. Enfin, rappelons les « amitiés pures et tenaces » qui ont compris en profondeur les desseins de Pauline et qui l’ont soutenue jusqu’au bout. Pauline a voulu détruire toutes les lettres de ces hauts et puissants personnages qui attestaient la vénération qu’ils avaient pour elle : le cardinal Lambruschini, le cardinal Villecourt, la Mère Saint-Laurent, Mme de Falloux, le comte et la comtesse de Brémont [23].

Son engagement social

Pauline Jaricot a été le véritable précurseur de tout ce qui devait s’effectuer postérieurement en faveur des masses ouvrières. Elle a été la toute première à se consacrer à la « promotion du monde ouvrier »… Elle a pris conscience de la relation entre problème ouvrier, relations sociales et conception de la société [24]. Améliorer la condition du travail lui paraissait urgent.

Elle voulait fonder une « usine chrétienne » qui serait une pépinière d’ouvriers vertueux qui s’efforceraient de propager le bon esprit. L’Eglise, en effet, doit proposer un enseignement social [25]. En grande âme apostolique qu’elle était, Pauline voyait toujours plus loin que les problèmes concrets des ouvriers. Elle visait une transformation de la société. Elle était persuadée que la vertu ne nuit pas au progrès de l’industrie.

« Jamais peut-être intelligence de femme ne s’est appliquée, autant que celle de Pauline Jaricot, à étudier les plaies morales de la société, et jamais peut-être, aussi, un cœur français n’a désiré autant que le sien de remédier aux maux de sa patrie. [26] » – « J’ai entendu des hommes éminents de cette époque dire, après l’avoir entendue : "Quelle femme extraordinaire ! Où donc a-t-elle trouvé une si profonde connaissance des maux, des dangers et des besoins de la société agonisante ?" [27] » Pauline elle-même nous répond : Bientôt les maux de ma patrie augmentant à vue d’œil, il ne me fut plus possible de mettre en doute la vérité de la lumière intérieure qui me les avait montrés si longtemps d’avance [28].

Ses écrits attestent que Notre Seigneur lui donna une connaissance extraordinaire des menées de l’impiété et que dès lors elle s’offrit en victime pour obtenir le salut de l’Eglise et de la France. Là se trouve la clef de sa vie.

Le saint curé d’Ars, auquel elle avait confié son projet d’usine modèle pour les ouvriers, lui dit : « Ma sœur, tout cela est beau, excellent devant le bon Maître, mais le grappin le fera payer bien cher. »

Oui, Pauline le paya bien cher : par l’immolation de tout elle-même, non seulement de sa fortune mais de sa santé, de sa réputation, de son honneur, de toute sa vie. Au comble de l’épreuve elle ne murmure pas, ne maudit pas. Jamais une parole de rancune ne lui échappe et pourtant les persécutions clandestines, émanant de chrétiens notoires, devaient lui être, de ce fait, plus sensibles. Il n’est pas de coup qu’on lui épargne. Les croix les plus douloureuses et qui étonnent un peu notre faiblesse ce sont celles qu’avec de bonnes intentions nous taillent les amis de Dieu, dit-elle. Sa grandeur éclate dans sa soumission humble à la volonté de Dieu, dans son amour qui jamais ne faiblit. Sans cette grande croix Pauline ne serait pas Pauline. Elle nous donnerait sans doute l’image d’une âme pieuse et vertueuse, mais elle ne reflèterait pas l’éblouissante beauté de la vraie grande sainteté.

Notre Seigneur la fortifiait contre l’abandon et l’ingratitude des hommes car au milieu même des plus cruelles souffrances une joie d’en haut brillait sur le visage flétri de la servante de Dieu. Les yeux attachés sur le tabernacle elle paraissait voir réellement Notre Seigneur dans le silence de la contemplation.

Le P. Catharin, l’un des postulateurs de sa cause de béatification, a compris la visée de Pauline : « Pauline a vu l’opposition naissante du capitalisme moderne et du prolétariat ouvrier. Chose surprenante au suprême degré, Pauline était prédestinée à dire son mot, à esquisser son geste en cette question sociale, mot d’une justesse singulière, geste d’une valeur unique et qui fait d’elle un guide, suivi plus tard, mais jamais dépassé... Aux yeux du monde qui ne voit pas plus loin que le monde, elle a lamentablement échoué. J’estime qu’au regard de Dieu dans lequel elle plongeait son propre regard elle a magnifiquement abouti. [29] »

Lorette

Je sens que j’ai deux patries et deux amours sur la terre : Rome et Lyon [30], s’écria Pauline en revenant de son long séjour à Rome.

Elle fit trois séjours dans la Ville éternelle qu’elle vénérait comme centre de la catholicité. Elle eut l’incomparable bonheur de voir plusieurs fois Grégoire XVI dans des entretiens privés. Il était question du Rosaire vivant, des épreuves de l’Eglise et des dangers de la France. Alors qu’elle était gravement malade, il alla la visiter à la Trinité-des-Monts. Pie IX a reçu Pauline avec la tendresse d’un père et la compassion d’un cœur qui connaît par lui-même la souffrance.

Le cardinal Villecourt écrit au pape Pie IX : « Qui est-ce qui dans l’univers catholique ne connaît pas la très pieuse et très zélée fondatrice de la Propagation de la Foi, c’est-à-dire Melle Pauline Jaricot. Elle brillait naguère à Lyon, non seulement par ses vertus, mais par l’opulence de sa fortune. [31] » Puis il lui dépeint la catastrophe qu’elle a rencontrée dans les œuvres mêmes que Dieu lui avait inspirées.

Le cardinal Tomko, Préfet de la Congrégation de l’Evangélisation des peuples, venu à Lyon en 1999 pour célébrer le 200ème anniversaire de la naissance de Pauline, déclara : « Je n’hésite pas à dire qu’elle est la gloire de Lyon, la gloire de la France. »

Elle aima intensément Lyon, sa ville natale. Elle en fut l’ange tutélaire. Quand un incendie éclatait dans la ville, elle se plaçait aux fenêtres de sa maison de Lorette avec ses compagnes, voulant leur faire expérimenter la puissance de la prière. Elle les engageait à dire le Rosaire avec elle en conjurant Jésus, par sa sainte Mère, d’éteindre les flammes. Le premier Rosaire ne s’achevait presque jamais sans que l’intensité des flammes se ralentisse.

Peu de jours avant sa mort elle demanda qu’on rapproche son lit de la fenêtre qui donnait sur la ville de Lyon. Se trouvant à la place où elle accourait pour prier toutes les fois qu’un désastre menaçait Lyon, elle joignit les mains, regarda longtemps la cité endormie, et poussa un douloureux soupir. Puis elle demanda qu’on la rapproche le plus près possible du tabernacle.

Sa maison de Lorette fut le centre international du Rosaire vivant. Prise de scrupule, elle interrogea le saint curé d’Ars qu’elle connaissait depuis sa jeunesse : Mon père, nous habitons une maison qui ressemble à une espèce de château, n’est-ce pas une chose opposée à l’Evangile et contraire à son esprit ? – Je ne vois pas que vous deviez vous fatiguer de cela. Cette position peut même contribuer à vous humilier profondément. Vous pouvez être pauvre d’effet sans avoir l’extérieur de la pauvreté que l’on regarderait comme volontaire de votre part. C’est une occasion de supporter bien des humiliations que vous n’auriez pas si vous étiez dans un extérieur plus pauvre [32].

La maison de Pauline, Lorette, remarquablement restaurée par les Œuvres pontificales missionnaires, est toujours là, à mi–hauteur de la colline, entre la basilique de Fourvière et la cathédrale de Saint-Jean. Là, Pauline a vécu avec son entourage pendant plus de trente ans. Là, elle a prié, souffert, veillé sur sa ville. Là, elle a porté les épreuves de l’Eglise entière, spécialement celles de la France. Là, au cœur même de tous les combats, elle a aimé. Avec son âme profondément missionnaire elle s’est insérée dans cette longue lignée de saints et de martyrs qui ont contribué à faire la France et qui sont la gloire de Lyon : les cent soixante dix sept martyrs de Lyon, les saints Pothin, Blandine, Irénée… Pauline a laissé sa présence en ces lieux imprégnés par sa sainteté. A tous elle redit : Dieu sait tout, il peut tout et il nous aime.

Sœur Marie- Monique de Jésus o.p. +
11 février 2009

A découvrir :
- la maison de Pauline sur le site internet des Oeuvres Pontificales Missionnaires.

Publié le 5 août 2009 dans : Témoigner > Témoins de la foi > Pauline Jaricot