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Servir la messe : des gestes techniques à l’initiation au Mystère

Publié le 16 octobre 2019

Servir la messe : des gestes techniques à l’initiation au Mystère

Dans notre diocèse, la manière de vivre et de déployer le service de la liturgie diffère grandement d’une paroisse à l’autre. Deux évènements se préparent pour rassembler tous les jeunes investis dans le service de la liturgie, afin que ces réalités différentes se découvrent et s’apprivoisent… par l’expérience partagée ! Grenoble à Toussaint 2019 et Rome a l’été 2020 : deux rendez-vous portés par le Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle de la Conférence des évêques de France, dont le père Laurent Jullien de Pommerol est membre.

Église à Lyon : Pourquoi ces grands rassemblements pour les servants de messe ?

Le père Laurent Jullien de Pommerol : Pour ces lieux où les différences de sensibilités s’expriment souvent fortement, nous avons préféré proposer aux jeunes de partager leurs expériences plutôt que de leur asséner des dogmes théoriques. Au chapitre 8 de son exhortation Amoris Laetitia, le pape nous encourage à regarder d’abord les personnes avant les critères. Nous verrons bien à l’issue de ces deux grands rassemblements quels critères de discernement retenir.

Après avoir partagé l’expérience d’autres diocèses, qu’observez-vous principalement dans l’organisation du service de la messe ?

Souvent, les jeunes sont accueillis après avoir reçu la Première communion. C’est l’âge auquel on estime qu’ils prennent conscience de ce qu’ils font. Généralement, les filles cessent de servir plus jeunes que les garçons. De plus en plus, on assiste à des manifestations symboliques d’envoi en mission, comme la remise et la bénédiction de l’aube, de la croix ou de la cape. Voilà pour les lignes de force qui se dégagent déjà…

Envoie-t-on son enfant servir la messe dans le chœur pour avoir la paix dans l’assemblée ?

Ce n’est pas complètement faux ! Servir la messe conduit à tout un processus : occuper les enfants permet de les canaliser. C’est alors qu’on peut parvenir à les faire participer réellement et en conscience à la célébration.

Quel sens un jeune peut-il donner aux différentes actions qui leurs sont proposées pendant la célébration ?

Tout l’enjeu est de faire prendre conscience aux jeunes servants que leurs gestes sont en quelque sorte prophétiques. Ils annoncent des moments essentiels de la célébration. Par exemple : les deux jeunes porte-cierges annoncent l’importance accordée à la lecture de la Parole de Dieu. Celui qui encense l’assemblée, juste avant la prière eucharistique prépare les fidèles à véritablement élever leurs cœurs vers le Seigneur…

Qu’aimeriez-vous voir se développer dans les années à venir dans notre diocèse pour les servants de messe ?

Je pense à deux choses : la première, c’est qu’en paroisse, on veille bien à accompagner spirituellement ces groupes de jeunes et que l’on ne se contente pas de transmettre une technique. La présence du prêtre est ici particulièrement précieuse, car bien des vocations prennent leur source au service de l’autel. Pour les grands clercs, à partir de 15-16 ans, qui souhaiteraient continuer, peut-être des rencontres avec les jeunes séminaristes ou des participations aux célébrations diocésaines pourraient-elles être envisagées.

*Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle de la Conférence des évêques de France.

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