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Dimanche de la divine miséricorde : la grâce de croire

Publié le 23 avril 2019

Dimanche de la divine miséricorde : la grâce de croire

Étape préparatoire : il s’agit avant tout d’entrer dans une lecture priante des textes bibliques. Pour cela :

  • Prendre le temps de lire et de relire lentement le texte d’évangile puis, en écho, l’autre texte biblique proposé.
  • Repérer, dans la scène, le ou les lieux, le temps, les personnages : la manière dont ils nous sont présentés, ce qu’ils font, ce qu’ils disent. Prêter aussi attention à ce qui se passe entre le début et la fin du récit : quel changement ? quelle nouveauté ?
  • Laisser la Parole résonner en vous, en vous aidant des questions posées. Il ne s’agit pas de répondre à tout mais de pointer, de manière concise, ce qui vous parle le plus.
  • Conclure éventuellement ce temps personnel par un Notre Père ou un Magnificat.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

C’était après la mort de Jésus.
Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,
alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples
étaient verrouillées par crainte des Juifs,
Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.
Il leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.
Les disciples furent remplis de joie
en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau :
« La paix soit avec vous !
De même que le Père m’a envoyé,
moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux
et il leur dit :
« Recevez l’Esprit Saint.
À qui vous remettrez ses péchés,
ils seront remis ;
à qui vous maintiendrez ses péchés,
ils seront maintenus. »

Or, l’un des Douze, Thomas,
appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara :
« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté,
non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard,
les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
et Thomas était avec eux.
Jésus vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et il était là au milieu d’eux.
Il dit :
« La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté :
cesse d’être incrédule,
sois croyant. »
Alors Thomas lui dit :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit :
« Parce que tu m’as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Il y a encore beaucoup d’autres signes
que Jésus a faits en présence des disciples
et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
Mais ceux-là ont été écrits
pour que vous croyiez
que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.


Écouter la Parole

C’est le temps de la peur. Les disciples ont tant de mal à croire ce que les femmes ont dit. Ils sont encore dans la mort, et voilà que Jésus est là, vivant devant eux. Combien cependant leurs yeux ont du mal à s’ouvrir à cette paix qui les envahit. Aussi la Parole se fait souffle, c’est un esprit de renaissance et de pardon, à l’image de la divine miséricorde dont le Ressuscité est le témoin. Et cependant Thomas reste toujours absent, incrédule dans son regard. Comment pourrait-il croire par-delà la réalité d’une mort qui envahit son horizon ? Pour lui, le corps absent du tombeau vide reste une absence sans parole possible jusqu’à ce que s’impose à lui la présence du Crucifié ressuscité. L’impensable devient alors vie et confession de foi : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Pour autant la béatitude véritable va au-delà pour atteindre tout lecteur de l’évangile, le croyant que je suis appelé à devenir à l’écoute des témoins d’une réalité qui m’échappe comme la vie nous échappe.


Laisser résonner la Parole

Ce passage d’Évangile m’invite à accueillir la joie de croire qui procure la paix, à entrer dans une relation intime avec Celui qui est « mon Seigneur et mon Dieu »mais aussi à reconnaitre mes lenteurs à croire, mes incrédulités, mes doutes.

En reprenant mon chemin de vie, quels sont les moments qui ont été les plus lumineux et qui m’ont fait grandir dans la foi ? Quelle Parole de Dieu ou celle de quelqu’un, quel événement m’a conduit vers la consolation et la paix intérieure ? Qu’est-ce qui fait obstacle à la foi : un événement douloureux, un contre-témoignage, une tiédeur de vie, un manque d’engagement, etc… ?

Qu’est-ce que je mets en oeuvre pour raviver ma foi ; temps de prière, partage de foi avec d’autres, etc… ?


Prier la Parole

Christ tu es la joie de notre vie, du Pape saint Paul VI.

Christ, tu es la joie de la vie ! Tu es la joie parce que tu donnes à ma vie sa vraie signification, sa dignité, sa sécurité. Tu es ma joie, parce que toi aussi,Seigneur, tu as souffert, tu as été pauvre, tu as travaillé avec fatigue, et tu as même été mis en croix. Tu nous comprends, tu es notre compagnon, tu es notre consolateur. Jésus, tu es l’espérance de qui est malheureux et sans aide ! Jésus, c’est toi qui nous rends frères, qui nous donnes le sens de la justice, qui nous rends forts à souffrir, forts à vouloir. Jésus, c’est toi qui nous apprends à aimer, c’est toi qui nous donnes la paix, la vraie paix, avec le pain pour cette vie, et avec le pain pour l’éternelle vie, meilleure que celle-ci. C’est toi, Jésus, le prophète des béatitudes. Jésus, tu es la joie de notre vie.


Regarder la Parole

1460-1480, Atelier du Maitre des bordures et des quatre Pères de l’Église National Gallery of Art, Washington DC.

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Cette gravure allemande du XVe siècle met en scène la rencontre entre le Christ et l’apôtre Thomas. La scène n’a pas lieu dans l’endroit où les apôtres sont enfermés mais bien à l’extérieur. Le Christ avance vers Thomas, le vent souffle dans sa bannière. Les stigmates des mains et des pieds du Christ sont bien visibles. Il saisit fermement la main de Thomas pour lui faire toucher la plaie. Le dialogue entre le Christ et Thomas est bien figuré par les phylactères qui sortent de leurs bouches.

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