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2e dimanche de Pâques 2020 : contempler la rencontre

Publié le 14 avril 2020

2e dimanche de Pâques 2020 : contempler la rencontre

En lien avec le livret de carême 2020, nous vous proposons de méditer l’Évangile de chaque dimanche de carême.

Étape préparatoire : il s’agit avant tout d’entrer dans une lecture priante des textes bibliques. Pour cela :

  • Prendre le temps de lire et de relire lentement le texte d’évangile.
  • Repérer, dans la scène, le ou les lieux, le temps, les personnages : la manière dont ils nous sont présentés, ce qu’ils font, ce qu’ils disent. Prêter aussi attention à ce qui se passe entre le début et la fin du récit : quel changement ? quelle nouveauté ?
  • Laisser la Parole résonner en vous, en vous aidant des questions posées. Il ne s’agit pas de répondre à tout mais de pointer, de manière concise, ce qui vous parle le plus.
  • Conclure éventuellement ce temps personnel par un Notre Père ou un Magnificat.

2e dimanche de Pâques

Dimanche de la divine miséricorde

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20, 19-31

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara :« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté :cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.


Écouter la Parole

Cette longue page constitue la finale de l’évangile de Jean (le chapitre 21 est un supplément). Elle transpire tout entière de la résurrection de Jésus, et propose des moyens pour y adhérer sans pourtant avoir vu le Ressuscité, ce qui est le cas de tout lecteur de cet évangile. Jésus se fait voir deux fois à des disciples. À trois reprises, il les salue en disant : « La paix soit avec vous ». La seconde rencontre, où le personnage de Thomas joue un rôle central, permet au lecteur d’entrer dans le texte. Il est comme Thomas après la première entrevue du Ressuscité avec les autres disciples : on lui annonce une nouvelle incroyable, et il a du mal à y ajouter foi.

Deux messages se dégagent de ces rencontres des disciples avec le Ressuscité. Celui de la première rencontre, c’est le pouvoir donné à l’Église de pardonner les péchés : Jésus institue le sacrement de la réconciliation, qui est un trésor pour les croyants. Lors de la deuxième et dernière, Jésus fait miséricorde à Thomas mais, aussitôt après, invite à ne pas se comporter comme lui : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». C’est une béatitude, reprise dans les phrases conclusives de toute l’oeuvre. L’avenir de la foi est ouvert. 


Laisser résonner la Parole

Je connais bien ce moment de l’histoire de Thomas qui finalement me ressemble bien, moi un homme, une femme «moderne». Je prends le temps de contempler ce qui se passe pendant ces quinze jours. Les disciples sont enfermés dans cette pièce. Ils ont peur, leur coeur est dans la nuit. Ils sentent bien qu’ils risquent leur vie. Mais Jésus les rejoint et leur annonce la paix. Les entendre raconter à Thomas leur rencontre avec Jésus, encore illuminés par ce moment. Que se passe-t-il alors dans le coeur de Thomas ? Jésus, le ressuscité, revient une semaine plus tard et parle à Thomas en particulier. Contempler la rencontre, entendre les paroles, voir les gestes. Le coeur de Thomas s’emplit à son tour de lumière. 

Qu’est-ce que ce passage provoque en moi ? Enthousiasme, doute, incompréhen-sion, mystère ? Et ce Jésus qui entre pour apporter la paix et ouvrir les yeux de Thomas même si les portes sont fermées :qu’est-ce que cette «bizarrerie» peut bien signifier pour moi ? 


Se laisser transformer par la Parole

Mélanie

« Pendant mon cheminement, j’ai rencontré des moments difficiles, que ce soit professionnellement avec mon métier à l’hôpital qui est prenant, intense, fatigant mais que j’aime. Ou que cela soit personnellement avec divers problèmes médicaux. Mais aussi dans mon parcours de catéchumène où j’ai eu beaucoup de doutes, de questionnements, de faiblesse et d’incertitudes. Suis-je assez forte pour faire ce parcours ? Ai-je fait le bon choix ? J’ai appris tout simplement à m’ouvrir au monde. … Ce qui a changé ma vie, c’est ma foi en Dieu. Je sens la présence et l’aide de Jésus un peu plus chaque jour…. Je suis partie de rien pour arriver enfin à mon but final : être enfin… de Dieu. » 

 


Regarder la Parole

Atelier de Léonard Limosin, L’incrédulité de saint Thomas, émail sur cuivre, Limoges, 1570

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Cette plaque de cuivre émaillée date du 16e siècle. Les douze apôtres et le Christ sont représentés dans un paysage nocturne. En effet, plusieurs dizaines d’étoiles animent le ciel. Les apôtres se ressemblent tous, certains sont à peine visibles. 

Le point focal de cette oeuvre, c’est bien sûr la rencontre entre le Christ et Thomas. Le Christ est représenté comme bien vivant, musclé, blond et marchant d’un pas décidé vers Thomas. Il saisit fermement la main et plonge les doigts de ce dernier dans la plaie de sa poitrine. Les stigmates de Jésus sont mis en avant par l’artiste : ils sont les seules taches rouges de l’oeuvre. Comme si nous étions nous aussi des Thomas incrédules, l’artiste insiste sur les traces du supplice du Christ et sur sa résurrection triomphale.