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Handicap : d’une école normative à inclusive

Publié le 06 octobre 2017

Handicap : d’une école normative à inclusive

Parmi les grands défis de l’école, l’accueil des enfants porteurs d’un handicap…
Dans ce combat, l’école catholique porte une responsabilité, quasi « substantielle ». Jacques Bouvet, adjoint délégué au service d’adaptation scolaire et scolarisation des élèves handicapés (ASH), accompagne avec bienveillance familles et établissements.

Peu après la publication de la loi du 11 février 2005 « Pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », Gilles de Bailliencourt a souhaité créer un service dédié à la scolarisation des élèves handicapés. En 8 ans, Jacques Bouvet s’est efforcé d’établir des ponts entre l’enseignement classique et l’enseignement spécialisé.

L’entrée par la prise en compte des « besoins éducatifs particuliers » remet désormais en cause les méthodes classiques d’enseignement. « C’est à une école incluant tous les élèves et toutes les dimensions de chaque personne que l’on promeut inévitablement, cette phase de transition entre école normative et école inclusive déstabilise nombre d’acteurs. J’interviens alors pour expliquer, former, accompagner, donner du sens à ce mouvement, en l’inscrivant dans les orientations de l’Eglise », explique Jacques Bouvet.

Les équipes pédagogiques découvrent l’intérêt d’accueillir davantage d’enfants fragilisés par un handicap. Tout cela suppose une meilleure connaissance de l’ensemble des élèves, ainsi que la mise en oeuvre de nouvelles pratiques pédagogiques.

Pour Jacques Bouvet, l’élève est à considérer dans sa globalité. Outre l’enrichissement intellectuel, une attention particulière doit être portée aux émotions, ainsi qu’au corps.

« Par la diversité de leurs besoins, les élèves porteurs de handicap favorisent une prise en compte globale de l’élève intégrant les dimensions émotionnelle et corporelle : c’est un enrichissement pour tous ! Qui plus est, leurs fragilités vont venir rencontrer mes propres fragilités et me donner l’occasion unique d’y travailler, en m’appuyant à mon tour sur d’autres pour avancer. Ces élèves nous aident ainsi à mieux nous connaître, à accepter nos propres failles et à les ouvrir afin qu’à travers elle passe la Lumière, comme nous le rappelle Jean Vanier. Par ce chemin, la transmission de connaissances s’ouvre à la co-naissance ! »